« Vivre simplement
pour que d’autres
simplement
puissent vivre ».
Gandhi
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« Vivre simplement
pour que d’autres
simplement
puissent vivre ».
Gandhi
Lutte contre le
réchauffement climatique, pacte écologique, Grenelle de l’environnement, énergies renouvelables et économies d’énergie… les médias ne parlent que de développement durable ! Tant et si bien,
que nous sommes submergés, noyés sous une déferlante médiatique. Qui ne rime pas forcément avec information !!! Le bois combustible durable ou pas durable ? les bio-carburants ?
etc. J’ai lu L’année 1 de l’ère écologique d’Edgar Morin aussi bien que Ma vérité sur la planète de Claude Allègre et
ses critiques ou encore C’est vert et ça marche de Jean-Marie Pelt… autant de vérités et contrevérités...
Si cette médiatisation à outrance a permis une prise de conscience massive, elle semble aujourd'hui contreproductive. Tour à tour alarmiste, utopiste, naïve, orientée (utilisée à des fins commerciales), contradictoire... elle peut lasser, paralyser, inciter
à des actes inconsidérés... Attention à la communication ! Pour l'instant le développement durable a bonne presse, bonne image... Certains thèmes (OGM, nucléaire, éolien industriel...) sont l'objet de controverses écologie vs économie. Comme nous allons être interrogés sur ces sujets, il est important que
nous les comprenions et que nous sachions faire la part des choses entre les intérêts mercantiles, les illusions stériles et les réelles solutions pour l'avenir de la planète. Tout l'enjeu réside
dans la communication. Elle se doit d'être honnête, démonstrative et convaincante.
Communication sur les transports en commun
Sillon Alpin (2005-2006)
La métropole en devenir de Valence à Genève qu’est le Sillon Alpin doit se doter d’un réseau de transport en commun performant. Si ce sont
aujourd’hui des réseaux urbains (bus et tram), interurbains (cars) et un régional (train) mis bout à bout, parions que demain, ils constitueront un maillage coordonné qui permettra à l’usager
drômois de rejoindre Chamonix par les meilleures interconnections.
Pas d’éco-communication dans ce projet, je profite uniquement de mon blog pour valoriser encore un peu plus cette démarche de développement durable, puisqu’il s’agit de transports en commun
: www.sillon-alpin.fr.
Vous saurez tout sur les réseaux si vous souhaitez vous rendre dans une des villes du Sillon Alpin.
Et puis aussi parce que je ne suis pas peu fière d’avoir trouver le slogan « Sillon alpin, sillonnez malin ! » et mis en place la campagne de communication, dont un spot
publicitaire TV diffusé sur France 3 et TV8 Mont-Blanc.
Communication sur les transports en commun
Transisère (2003-2005)
Vous savez les cars jaunes et bleus qui sillonnent l’Isère ? Voilà, ce sont les cars Transisère, le réseau de transport interurbain
organisés par le Conseil général de l’Isère. Depuis fin 2002, les cars des 80 transporteurs (dont VFD, Faure, etc.) ont la même livrée aux couleurs du Département. Splendide vecteur de
communication, et pourtant, moins de 10 % des isérois interrogés en 2004 ou 2005 ne savaient ce qu’était « Transisère ». J’ai travaillé trois ans à
l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de communication institutionnelle de Transisère : identité visuelle, ciblage fin, plan média et achat d’espace, éditions, bus mailing… et à
la valorisation du réseau de vente de titres de transports, les relais-vente. Les transports en commun sont un pan du développement durable. D’où l’importance de bien communiquer sur le
sujet.
Les solutions préconisées
1) une communication impactante
Je ne crois plus aux médias classiques comme l’affichage, et le constat est là, les régies publicitaires peinent à vendre de l’espace. En revanche, je veux croire à une communication
« impactante », une communication qui interpelle parce que différente, décalée. Les cars sont eux-mêmes de fabuleux vecteurs de communication : on les voit partout, aussi bien dans
les zones urbaines que rurales, dans le Nord comme dans le Sud-Isère… Avec un peu d’imagination et un habillage temporaire, il y a moyen de créer l’événement.
2) une communication démonstrative
Je crois la valeur de l’action, de la démonstration. Le Conseil général est partenaire de bon nombre de manifestations sportives, culturelles et festives. Il a déjà mis des cars en place pour
emmener les spectateurs au Tour de France, à la Coupe Icare ou à la Foire de Beaucroissant. En développant ces services et en le faisant savoir, Transisère gagnerait en notoriété. Les usagers
pourraient constater sur un déplacement ponctuel que le car a beaucoup évolué et constitue une bonne alternative à la voiture sur des trajets quotidiens.
3) une communication offensive
Le Conseil général valorise également le covoiturage et a, parmi ses compétences, les aménagements routiers. Aussi, ne souhaite-il pas se servir d’arguments anti-automobiles. Or, je crois qu’il
s’agit bien aujourd’hui dans le cadre d’une politique de développement durable, de « convertir » les automobilistes aux transports en commun. C’est une nécessité écologique. Faire du
car un moyen de transport aussi, - voire plus -, intéressant que la voiture (temps, argent, confort, sécurité, rejet de CO2) et le dire.
Journaux en points de dépôt
Pays de Bièvre-Valloire (2005-2007)
La diffusion est le point critique de la communication. Les collectivités n’ont pas d’autres choix que de recourir à de la distribution
toutes boîtes pour la diffusion de leurs journaux aux habitants. Or ce canal comporte de nombreux inconvénients notamment en zone rurale : non-livraison de résidences isolées, différences de
délais de plusieurs semaines entre des villages, concomitance et confusion avec les publicités, coût exorbitant, zonage par code postal (Ceci est gênant pour une communauté de communes dont
certaines communes partagent le même code postal que des communes voisines n’appartenant pas à cette intercommunalité et donc non concernées par son journal), déchets…
La solution proposée
Avec le Syndicat mixte du Pays de Bièvre-Valloire, nous avons mis en place un système de diffusion en points de dépôt dans 50 commerces de proximité, grandes surfaces et lieux publics du
territoire.
Avantages : tirage divisé par 2 (économies), association et dynamisation des acteurs locaux (développement économique, synergies, solidarité), acte volontaire de prendre le journal et donc de ne pas le jeter sans l’avoir lu (civisme, respect des gens, protection de l’environnement)
Inconvénient : difficilement transposable en milieu urbain où la concurrence visuelle dans les commerces de proximité est déjà très forte.
Améliorations à trouver : un conditionnement boîte en carton qui puisse servir de présentoir
Il y a en Isère plus de 300 associations qui oeuvrent pour le développement durable. Les principales collectivités locales ont leur Agenda
21. De nombreux artisans développent des entreprises autour de matériaux sains (chanvre, laine…). Les ressources naturelles sont massivement présentes : forêt, eau, soleil (si, si, même
ensoleillement à Grenoble qu’à Toulouse en nombre de jours par an). Les montagnes offrent à la fois un paysage exceptionnel qui mérite d'être préservé et une exiguité aux portes de la capitale
alpine qui rend urgent l'amélioration des déplacements. La région grenobloise a toujours été une pionnière, un haut lieu de la recherche, une région d’entrepreneurs, de cadres dynamiques… et de
sportifs ! Grenoble n’est-elle pas la troisième ville cyclable ?
Qu’attend-on pour être les champions du développement durable ? Il est temps que les vestiges en béton moulé et nos voitures individuelles fassent place à des logements économes, des
transports en commun performants, des paniers de produits frais de producteurs locaux…
L’Isère en a les ressources ! en aura-t-elle l’audace ?
En juin
dernier, je me suis rendue à une conférence sur les maisons passives du Vorarlberg. J’ai surtout assisté à une illustration déplorable de communication sur le développement durable. Introduction
lamentable, présentation non préparée, diapositives à l’envers, fautes d’orthographe, visiblement manque de connaissance du logiciel de la part du présentateur… voilà pour la forme. Quant au
fond, le discours part sur une critique du modèle des constructions du Vorarlberg alors que l’organisateur de la conférence est un organisme dont la vocation est justement la promotion d’un
développement responsable dans les Alpes !!! L’orateur ne savait vraisemblablement pas à quel public il avait à faire. Etant donné la faible médiatisation de ce genre d’événement, il s’agit
d’un public averti, parfois plus pointu sur les questions techniques que l’orateur lui-même.
Conclusions
1) Appliquer les règles de base de la communication
Plus que n’importe quel sujet, le développement durable nécessite un bon ciblage. Quel est mon public ? Quel est son niveau de connaissance ? Que recherche t’il ? Qu’est ce que je
peux lui apporter ? Par quels moyens ?
Pour cela, un bref questionnaire à l’inscription doit permettre d’orienter la rencontre, sa forme (conférence, table ronde, colloque… ?), son organisation, le choix des orateurs, etc.
La préparation est bien évidemment indispensable !
2) Démontrer
Il ne s’agit plus de « discutailler entre écolos », mais bien de convaincre le plus grand nombre ! Donc : mieux médiatiser l’événement pour toucher un plus large public,
professionnaliser l’événement et sa communication, c'est-à-dire y mettre un plus de forme et de moyens (visuel, lieu, supports, orateurs…). Il serait temps d’avoir un bâtiment passif témoin à
Grenoble que pourraient utiliser tous les promoteurs des économies d’énergie pour sensibiliser le grand public.
Communication
maîtrise de l'énergie dans les bâtiments
Ville d'Echirolles (2007)
Rien à redire sur le principe des OPATB, opérations programmées d’amélioration thermique et énergétique des bâtiments. Une quinzaine de collectivités expérimentent à l’heure actuelle ce
dispositif initié par l’Ademe.
L’objectif : inciter les propriétaires de biens immobiliers à entreprendre des travaux de maîtrise de l’énergie (isolation, double-vitrage, chaudière performante, capteurs solaires…).
Le moyen : des aides financières, techniques et administratives.
J’ai eu le plaisir, en tant que consultante, de gérer le dossier de communication de l’OPATB de la Ville d’Echirolles. Je parle de « plaisir » car la municipalité est pionnière en
matière de développement durable, le directeur de la communication n’est autre que Bruno Cohen-Bacrie, l’auteur de Communiquer efficacement sur le développement durable et leur communication est
d’une qualité graphique remarquable.
Je reconnais l’excellent travail de l’Ademe sur le montage du projet d’un point de vue technique. Je déplore en revanche ce qui à été fait en matière de communication. Si les collectivités
s’étaient appropriées le nom Optinergie et l’identité visuelle conçus par l’Ademe, elles auraient pu mutualiser les outils de com’ ,- je pense notamment à une exposition itinérante -, et cette
homogénéité des moyens de communication aurait pu apporter une visibilité au dispositif, à plus grande échelle… Disons que ce n’était que la phase expérimentale…
Advancing
Sustainable Lifestyles through Marketing and Communications
Réalisée par l'agence Utopies
pour le PNUE, Programme des nations unies pour l'environnement
décembre 2005
- Le marketing peut-il faire développer la consommation responsable ?
- Comment faire une communication efficace ?
- Qui sont les pionniers du marketing responsable ?
A télécharger gratuitement sur : www.utopies.com/utopies/rapport.htm
Vers une
communication plus éco-responsable
ADEME Editions
Pistes et outils d’améliorations environnementales pour la conception et réalisation de publications et de manifestations.
Télécharger gratuitement le guide : www.ademe.fr/eco-conception
Anne-Claire Guellec, 30 ans,
cherche poste de chargée
de communication durable
en région grenobloise.
Et si ce métier n'existe pas,
je ne manque pas d'idées
et de projets pour le façonner.
Grenoble n'est-elle pas la ville
de l'innovation ?
et la région grenobloise,
une des pionnières
du développement durable ?